
« Ceux qui veulent 100 % des réponses avant de partir restent sur place » , Mike Horn.
Nous avons inévitablement beaucoup pensé au retour durant les préparatifs de notre voyage, sans pour autant pouvoir tout assurer, mais nous nous sommes jetés à l’eau tout de même.
Nous avons rendu notre appartement en location, vendu une partie de nos affaires et nos voitures… car l’envie était plus forte que l’inquiétude.
Et même si nous souhaitions tout prévoir pour notre retour, ce n’était pas possible car nous ne savons pas ce qu’il va se passer durant cette année ni comment nous allons évoluer.
Et déjà, le premier événement imprévu est arrivé…
Mon entreprise a été liquidée et je vais bientôt être licenciée économique…
Cela pèse sur notre voyage car j’y pense très souvent. Mon métier et mon emploi dans ma compagnie me tenaient à cœur. Quatorze années de ma vie… Une carrière construite petit à petit qui s’arrête brutalement et involontairement…
J’ai appris mon embauche en CDI à Luxor à bord d’une felouque sur le Nil, ma titularisation chef de cabine en Lituanie à Vilnius, et j’apprends mon licenciement en Argentine à Cordoba. La boucle est bouclée…
Quoiqu’il arrive il faut se lancer lorsque l’on a un projet qui nous tient vraiment à cœur car nous ne savons pas de quoi demain sera fait et les solutions aux problèmes qui se présenteront viendront inévitablement.
La veille d’apprendre cette bouleversante nouvelle, nous avons passé notre pire nuit depuis le début du voyage.
Nous avions choisi le quartier universitaire de Cordoba pour dormir car il est constitué d’immenses étendues de pelouse (où les étudiants font leur sport), de plus il est très difficile de se stationner dans le centre-ville. Nous avons passé la soirée non loin de notre camping-car dans un bar en extérieur posé sur l’herbe ; très agréable moment !


Seulement, le moment venu de nous coucher, la soirée a changé d’ambiance ! La rue que nous avions choisi est devenue le lieu de défilé de jeunes exhibant leurs voitures tunées, le coffre ouvert, pour mieux faire entendre le son de la méga sono installée dans le coffre ! Plus un concert en live dans le bar où nous étions allés… L’enfer !
Nous (parents) n’avons pas dormi avant 3/4h du matin ; heureusement que nous n’étions que jeudi soir (un vendredi ou samedi soir nous n’aurions peut-être pas dormi du tout) !
Changement d’ambiance ensuite pour notre seconde nuit à Cordoba, cette fois-ci très calme car nous avions choisi un quartier résidentiel assez chic. Seulement, nous avons également eu de la visite, à deux reprises, mais pas du même type ! Des agents de sécurité qui venaient voir et contrôler les « intrus » stationnés dans le quartier. Ils ont été très agréables, voir même gênés de nous déranger, mais ils devaient s’informer et répondre aux inquiétudes de certains habitants. C’est l’unique fois où nous avons senti que nous n’étions pas vraiment les bienvenus.
Hormis ces petits soucis, il y a beaucoup d’endroits très agréables, atypiques, et innovants pour manger, boire un verre, ou flâner à Cordoba. Il y a par exemple des petites ruelles accueillant des terrasses style guinguette d’un côté, et de l’autre des micros boutiques. Ou encore des anciennes habitations ouvertes où chaque pièce a été transformée en petit atelier/boutique. Ou bien, comme cela existe en France, des lieux où se réunissent plusieurs foodtrucks (ou drinkcars ! ) tout autour de tables. Cette ville est vraiment très sympa pour sortir, certainement du fait de son statut de ville universitaire et de deuxième ville du pays.

Nous avons ensuite repris la route pour Mendoza, en chemin nous avons pu nous rafraîchir dans une rivière et dormir tout près d’un barrage (fréquent dans l’Ouest argentin).



Mendoza possède un extraordinaire parc (le Parque San Martin).



Thomas et les filles ont beaucoup apprécié de monter à bord de leur premier pick-up en rentrant du parc en Uber car c’est un véhicule que nous voyons en permanence sur les routes.
Une autre première : nous avons dormi dans un parking (à ciel ouvert où les voitures sont garées les unes derrières les autres et un employé les déplace quand le propriétaire de la voiture tout au fond veut récupérer son véhicule), le stationnement étant quasi impossible pour notre camping-car dans le centre-ville et nous avions lu un témoignage de vitre cassée sur notre application de partage de lieux entre voyageurs. Le plus, c’est que nous avions enfin du wifi, et du bon !
Nous avons ensuite fait une escapade vers l’ouest (via une route de montagne, encore une fois magnifique, sublimée par un lac bleu azur) pour aller en altitude (malheureusement les stations de ski sont déjà fermées) et admirer le deuxième sommet le plus haut du monde et le plus haut d’Amérique du Sud avec ses 6962 m : l’Aconcagua.



Nous avons profité d’une magnifique balade dans les montagnes et passé une nuit pour le moins originale dans une station déserte par -10 °C.



Ensuite nous nous sommes dirigés vers l’extraordinaire Canón del Atuel et la Valle Grande. En route nous avons dormi au sommet d’une petite montagne au pied d’une statue géante du Christ (les joies et les surprises de la vie en camping-car ! ).



Dans la vallée nous avons trouvé un magnifique spot entre rivière, canyon et bois, avant d’attaquer une route interminable (mais aux paysages époustouflants) de tôle ondulée comme on dit ici.
Nous y avons rencontré un couple d’Argentins qui a construit lui-même son camping-car entièrement (car ce type de véhicule est très cher ici pour la plupart des gens. À priori, environ le double du prix en France).



Nous allons bientôt entrer en Patagonie et nous nous dirigeons vers San Martín de los Andes.
À bientôt.
Pas grand chose à rajouter sinon que c’est magnifique ! Disfrutan !
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