Après 76 jours passés au Chili, place au vrai dépaysement culturel !

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Après le départ de mon frère nous nous sommes offerts une semaine de vacances dans le voyage.
Nous voulions nous « poser » depuis plusieurs semaines déjà mais nous n’avions jamais trouvé l’endroit propice.
Cela devenait de plus en plus essentiel car Léa venait de nous faire part de sa lassitude de la route et d’être attachée.
Et heureusement, nous sommes arrivés à Arica (à l’extrême nord du Chili).
L’océan, la plage de sable fin, le soleil, la chaleur, des restaurants, des jeux pour les filles et un spot en front de mer ! Tout y était !
Malgré deux chutes à vélo (une de Noémie et une de Léa et moi), un gros coup de soleil et deux enrhumés, nous avons passé une super semaine de détente 😎 avant d’attaquer la Bolivie, son altitude et sa saison des pluies 😬 .

Juste avant de passer la frontière nous avons visité le Parque Nacional Lauca. Il faisait très beau le matin, malheureusement après la pause déjeuner le temps s’est dégradé. Nous n’avons donc pu vraiment profiter que de la première moitié.

Ensuite, le passage du nord du Chili à la Bolivie a été un peu raide ! Nous sommes passés, en 200 km, du niveau de la mer à 4350 m à la frontière ! Lors de notre premier stop nocturne à 3000 m dans les montagnes au milieu de nulle part (afin de s’acclimater) nous nous sommes demandés pourquoi nous avions quitté la plage pour une zone désertique, le froid, la pluie, la haute altitude et ses effets !

Même Koko semble perplexe !
Nous avons tout de même assisté à un flamboyant coucher de soleil !

Les premiers jours et nuits au-delà de 3000 m ne sont pas les meilleurs du voyage ! En général cela nous provoque un essoufflement, un manque d’appétit, une fatigue inhabituelle, des cauchemars, des insomnies et parfois même des maux de tête, des nausées et des douleurs aux jambes. En théorie il faut éviter de monter plus de 500 m par jour au-delà de 2000 m et il faut compter au moins trois jours pour être à-peu-près acclimaté.

Je supporte assez bien l’altitude, en général, sauf lorsque nous avons passé la frontière. Les douaniers boliviens (combinés à l’altitude) ont réussi à me donner mal à la tête !
C’est la pire frontière que nous ayons passé. Elle est pourtant bien organisée contrairement à certaines car les cinq guichets auxquels nous devons nous présenter sont dans la même pièce ! Les deux premiers guichets chiliens sont rapides ainsi que le troisième pour les tampons. Cela se complique aux guichets boliviens de contrôle sanitaire et celui pour l’importation temporaire du véhicule… Nous avons dû consacrer environ 15 min pour les trois premiers et plus d’une heure pour les deux derniers !
Le douanier réclamait que le certificat de bonne santé d’Eko, que nous avons fait établir par un vétérinaire, soit visé par le SENASAG (équivalent de notre ministère de l’agriculture) alors que lors de mes recherches ce n’était pas stipulé pour l’entrée dans ce pays. Après de nombreux palabres, des photocopies (à nos frais et faites par nos soins) de tous les documents d’Eko en notre possession, un coup de téléphone à un supérieur, un contrôle du camping-car (pour vérifier que nous n’entrions pas dans le pays avec des fruits, des légumes ou de la viande crue) et une photo prise d’Eko, nous avons pu obtenir le tampon pour continuer nos démarches. Mais ce n’était pas fini… Au guichet pour faire les papiers d’importation temporaire du camping-car, après une autre inspection du véhicule, il a fallu que je remplisse moi-même le document avec la marque, le numéro de châssis, le numéro de moteur… et qu’ensuite la douanière le retranscrive lentement à l’ordinateur 😩 . Et enfin, après un dernier employé très énervé et mal aimable qui nous réclamait 10 bolivianos que nous n’avions pas sans nous donner la solution d’aller changer de l’argent dans la boutique en face, nous avons enfin pu commencer notre périple bolivien !

À notre grand étonnement nous avons fait les premières centaines de kilomètres sur une belle route toute neuve. En effet, nous redoutions un peu les routes de Bolivie réputées peu pratiquables. Mais pour le moment, après deux semaines dans le pays, nous avons emprunté une majorité de belles routes neuves asphaltées. Il y a tout de même quelques pistes, des routes plus ou moins en bon état et des éboulements plus ou moins importants et plus ou moins sur la route 😱 , mais globalement nous circulons bien.

De même, nous redoutions la saison des pluies mais jusqu’à présent nous avons eu bien plus d’ensoleillement que de pluie et d’orage, pourvu que cela dure 🤞 ! Les averses sont peu abondantes (sauf deux orages, un à Santa Cruz et un à Samaipata), peu fréquentes et toujours de courtes durées.
Nous avons eu des ciels d’un bleu magnifique, presque irréel.

La Bolivie nous a également apporté de voir nos premiers alpagas du voyage. Ça y est, nous pouvons dire que nous avons vu la totalité de la famille des lamas, après les guanacos de Patagonie, les vigognes du Chili et les alpagas de Bolivie. Nous avons également vu des lamas en Argentine mais nous en reverrons certainement davantage au Pérou. Les alpagas et les lamas sont des animaux domestiqués, alors que les guanacos et les vigognes ne le sont pas.

Nous avons vu plusieurs bébés 😍

Contrairement aux pays précédents, les troupeaux ici ne sont pas gardés par des gauchos mais par des Cholitas. Les Cholitas sont des femmes indigènes en tenues traditionnelles : une jupe à volants avec une ou plusieurs couches de jupons blancs en dessous, un chapeau à large bord (forme « melon » ou autre, souvent en feutre), et deux longues tresses généralement attachées entre elles par un pompon. Elles portent leur bébé où ce qu’elles ont à transporter dans un carré de tissu coloré traditionnel.

Les tenues ne sont qu’un aspect du dépaysement que nous apporte la Bolivie.
Il y a également les maisons et villages bien moins modernes.

La pauvreté y est plus présente, nous sommes souvent confrontés au travail ou à la mendicité d’enfants…

Nous rencontrons beaucoup de déchets au sol depuis notre arrivée en Amérique du Sud, mais la Bolivie obtient la triste première place de la quantité devant l’Argentine, l’Uruguay et le Chili.

 » Spectacle  » récurrent aux abords des grandes villes…

Autre changement, il n’y a quasiment pas de supermarché, tout au plus des mini supérettes. Les achats se font surtout dans les marchés, auprès de vendeurs ambulants ou de petites boutiques d’un autre temps.
Nous ne mangeons quasiment plus dans le camping-car car se nourrir dans un petit stand d’un plat familial ou d’un hamburger nous coûte entre 2 et 4 € pour nous quatre !

Le gaz également ici n’est vraiment pas cher. Nous avons payé 2,93 € pour recharger notre bouteille de 10 kg alors qu’au Chili nous payions environ 26 € !
En revanche, la Bolivie, comme le Chili et l’Argentine applique un tarif  » étranger  » officiel pour certaines choses. Ici, c’est pour les sites touristiques et pour l’essence.
Le prix pour les locaux est de 0,48 € le litre alors que pour les étrangers c’est 1,15 €. Heureusement il est courant de négocier avec le pompiste et d’arriver à l’obtenir au mieux au prix « local » , au pire à 0,78 €.
Au Chili et en Argentine seules les attractions touristiques (parcs nationaux, téléphérique dans une ville, bateau…) étaient plus chères pour les étrangers. Nous payions entre deux et six fois le tarif « local » . Par exemple, pour le bateau qui nous a permis de remonter le sud du Chili nous avons payé trois fois plus cher et les filles six fois plus que le tarif pour un enfant chilien. Si le prix restait raisonnable cela serait acceptable, mais parfois cela rend le tarif prohibitif même pour nous Français !
Ce n’est pas le cas en Bolivie, les prix restent abordables. Mais nous avons tout de même été surpris car nous pensions que tout était très peu cher dans ce pays, et finalement les seuls choses que nous payons à un prix dérisoire sont le gaz, la nourriture et un centre aquatique que nous avons fait près de Potosi (nous avons payé 1 € pour nous quatre).

Eaux thermales naturellement (un peu trop) chaudes !

C’était après notre troisième nuit en Bolivie. Notre première, nous l’avons passé au milieu de nulle part, éreintés par notre pénible passage de frontière et l’altitude. Puis nous avons fait notre pause déjeuner dans un village où nous avons découvert des Boliviens très accueillants et curieux. Nous avons ensuite atteint la ville d’Oruro, ses rues étroites et ses embouteillages, ce qui nous a valu d’utiliser pour la deuxième fois du voyage notre jerrican d’essence de secours !

Nous quittons Oruro

Nous avons ensuite rejoint la fameuse cité de Potosi. Nous nous souviendrons longtemps de notre arrivée dans cette ville… En effet, nous étions prévenus qu’il ne fallait pas s’engager dans la ville avec le camping-car car les rues sont très étroites et très, très pentues pour certaines. Nous avions donc repéré un parking, mais pour s’y rendre il fallait tout de même sortir un peu des grands axes. Le parking que nous avions choisi a déjà reçu plusieurs camping-cars, nous nous sommes donc dit que l’accès devait être simple. C’était sans compter sur une policière qui nous a obligé à dévier de notre itinéraire, à une rue de l’arrivée. Nous nous sommes retrouvés à ne pas pouvoir monter une côte et à devoir faire une marche arrière et faire reculer toutes les voitures dans des ruelles sinueuses, étroites et pentues. La police a dû venir nous aider pour couper et dévier la circulation ! Nous avons ensuite décidé de rejoindre une grande route au plus vite et de ne plus la quitter. Nous avons finalement dormi sur une grande avenue. Malgré cela nous avons aimé la ville de Potosi.

La (petite) guitare est un Charango, instrument bolivien traditionnel

Nous nous sommes ensuite rendus à Sucre. Échaudés par notre expérience à Potosi nous nous sommes baladés dans la ville à vélo ! Les rues y sont plus larges mais il y a tout de même quelques belles côtes à prendre sans élan et toujours à haute altitude !

Le paysage avant d’y arriver
Barbier pour Thomas
À tourner à la main !
Reproduction de la Tour Eiffel…

Les Boliviens qui travaillaient sur la place où nous avons stationné le camping-car étaient très accueillants. Nous avons également eu la chance d’assister à des entraînements pour le carnaval qui aura lieu fin février. Ce dernier est très important en Amérique du Sud et pas seulement à Rio de Janeiro. Les villes s’y préparent toute l’année et les répétitions sur les places des danseurs et fanfares battent leur plein à un mois des festivités.

Depuis Sucre nous descendons en altitude, et plus nous descendons, plus la chaleur est écrasante !
Nous nous approchons de la forêt amazonienne, il y a de plus en plus de faune et de flore ! Les montagnes se recouvrent de végétation.

Nous avons ensuite atteint le village « bohème » de Samaipata.

Le fort de Samaipata
Refuge pour animaux blessés ou abandonnés
Fête sur la place du village

Puis Santa Cruz de la Sierra, capitale économique moderne du pays où nous n’avons jamais eu aussi chaud !

Centre aquatique pour se rafraîchir sur la route 👍

Nous n’irons pas plus loin en Amazonie car nous redoutons le climat, les insectes et les maladies. Nous nous dirigeons maintenant vers l’ouest.

À bientôt !

Il est déjà reparti 😢

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Nous venons de déposer mon frère à l’aéroport d’Iquique, dans le nord du Chili, après dix jours de vadrouille avec lui.

Son avion a atterri le 21 décembre à Calama. Les filles comptaient les jours restants avant sa venue depuis un moment d’autant qu’elles savaient que mon anniversaire et Noël auraient lieu peu de temps après son arrivée !

Nous avons directement pris la route en direction du désert d’Atacama, une région magnifique.
Notre première escale fut la ville de San Pedro de Atacama. Nous avons eu la chance d’assister à un défilé à notre arrivée !


La ville est vraiment différente de toutes celles que nous avons vu jusqu’à prèsent. C’est une ville charmante en plein milieu du désert construite en adobe (mélange d’argile, d’eau et de paille).

Nous avons ensuite visité la fameuse (non sans raison) Valle de la Luna.

Nous nous sommes ensuite baignés dans la magnifique Laguna Cejar dont la salinité permet de flotter comme dans la mer morte.

Nous avons ensuite rejoint le Salar de Atacama et la Laguna Chaxa et ses centaines de flamants roses.

Enfin, nous avons pris encore plus de hauteur (nous étions déjà à 2500 m d’altitude) pour rejoindre les Geysers d’El Tatio, que nous avons visité à l’aube pour plus d’activité et où j’ai fêté mon anniversaire à 4300 m d’altitude.

La vue pour ma soirée d’anniversaire
Pas de boulangerie à l’horizon, j’ai donc fait mon gâteau moi-même avec l’aide des filles

La route pour s’y rendre et pour en repartir est tout simplement époustouflante !

Nous avons ensuite quitté le désert pour rejoindre la côte pacifique.
Nous avons fêté Noël face à l’océan, à Tocopilla, avec des bons produits de chez nous que Ludo nous a apporté.

Le Père Noël a bien trouvé le camping-car, ouf !!!

Nous avons ensuite longé la côte en faisant divers escales.

Enfin, nous sommes arrivés dans la région d’Iquique. Nous y avons d’abord visité Humberstone, une ville abandonnée par ses habitants en 1960. Elle était destinée à l’extraction du salpêtre qui servait ensuite à fabriquer des explosifs ou de l’engrais. Le développement des nitrates synthétiques sonna le glas de ce site.
La visite de cette ville fantôme est assez déroutante d’autant qu’il y eut de nombreux morts, notamment dans l’école suite à la répression d’un mouvement social. Le vent qui s’engouffre dans les bâtiments et fait vibrer les portes ou les toits en ferraille, ainsi que certaines statues utilisées pour représenter les habitants peuvent être assez effrayants 😱 !

La piscine fabriquée à l’aide d’une coque de bateau
Le théâtre
L’école

Après cette désolation, nous avons rejoint une ville bien vivante, Iquique où nous sommes restés jusqu’au jour de l’an.


La ville est réputée plutôt dangereuse et il y a beaucoup de misère…
Nous avons séjourné pour la première fois, depuis que nous avons récupéré notre camping-car, dans un hôtel. En effet, nous n’avons pas trouvé de parking suffisamment sécurisé dans le centre-ville en dehors de celui de l’hôtel que nous avons occupé. Cela nous a permis de profiter de la plage, des restaurants, des magasins et du marché, en toute sécurité pour nous et notre véhicule.
Les filles étaient ravies d’aller à l’hôtel car « c’est plus grand » et le buffet petit déjeuner « c’est super » !

Nous avons fêté la nouvelle année dans un restaurant de parrilladas argentines.

Nous avons également fait changer le filtre à air, les plaquettes de frein, et effectué la vidange du camping-car.

Puis, le jour du départ de Ludovic est arrivé 😢 . Le camping-car semble un peu vide…

À bientôt.

Il y a deux Chili : la moitié nord et la moitié sud !

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Au sud de Santiago tout est vert, et l’on comprend facilement pourquoi après les nombreux jours de pluie que nous avons subi en traversant la Patagonie chilienne…
En revanche, à partir du sud de Santiago tout est teinté de marron ! Les paysages sont désertiques ! Du sable, des montagnes, et rien d’autre à perte de vue à part le Pacifique et ses rochers.
Nous ne le savions pas encore lorsque nous avons visité le parc national Siete Tazas, mais celui-ci était la dernière « zone verte » que nous allions voir avant un long moment en dehors des étendues de vignes cultivées dans la vallée de l’Elqui pour l’élaboration du Pisco, fameux alcool sud-américain.
Dans cette vallée il y a également la grande et belle retenue d’eau du Rio Elqui (très rare dans ces régions arides) et des petits villages colorés.

Nous y avons également visité un observatoire car le nord du Chili possède un ciel nocturne très pur.

Peu avant d’arriver au niveau de Santiago nous nous sommes rendus au Cajón de Maipo.

Nous n’avons pas visité Santiago car plusieurs Chiliens nous l’ont déconseillé. De plus, nous sommes de moins en moins à l’aise dans les grandes villes, l’insécurité y est présente et les manifestations peuvent y être assez violentes.

Nous avons également fait l’impasse sur Valparaiso car il y a dans cette ville beaucoup de délinquance et notamment envers les touristes et leurs véhicules (lacération des pneus au feu rouge ou dans les bouchons, tag sur le véhicule pendant la nuit, bris de vitre ou de serrure pour voler à l’intérieur…). La solution aurait été d’aller dans un camping (pas terrible) quelques kilomètres avant la ville pour y dormir et y laisser le véhicule, et de se rendre à Valparaiso en bus (30/40 min). Nous avons préféré renoncer à visiter cette ville.


Une autre différence entre le sud et le nord du Chili est l’insécurité.
En effet, depuis Santiago, il y a régulièrement des alertes sur notre application de voyage signalant des dégradations ou des vols dans les véhicules. Nous sommes donc contraints dans ces villes à ce que l’un de nous reste dans le véhicule ou bien à nous rendre dans un parking gardé ou dans un camping.
À ce jour, nous avons effectué quatre nuits en camping dans notre véhicule, une nuit dans un parking payant gardé, et aucune nuit à l’hôtel ou dans un logement depuis que nous avons récupéré le camping-car.

Nous avons également un peu plus de mal à faire le plein d’eau depuis que nous sommes dans le nord (c’est une zone désertique).

Après notre bref passage dans Santiago pour recharger nos bouteilles de gaz nous avons donc continué notre route vers la Serena, célèbre station balnéaire.

En chemin, un matin, nous avons eu la chance d’assister à un entraînement de gauchos sur la plage où nous avions dormi !

Puis, après avoir vu des plages de sable gris, noir, et doré, nous avons atteint les plages de sable blanc 👍 !
Nous avons adoré le petit village de Bahia Inglesa où nous avons passé quelques jours à profiter de ses eaux turquoises et de ses superbes jeux pour les filles.

Dans la ville suivante, encore mieux que les jeux, nous avons trouvé un Peppa Pig à moteur et avec musique s’il vous plaît !

Nous avons ensuite visité le petit village de Chiu-chiu et sa belle église ainsi qu’un cimetière pour chien 😍 !

Nous avons aussi fait notre troisième passage chez le garagiste pour une durite de refroidissement percée. Enfin nous avons fait le ménage de printemps dans le camping-car car nous attendons mon frère qui vient nous rendre visite pour Noël 😁 !

Dernier spot près de Calama avant l’arrivée de tonton Ludo

À bientôt !

Nous avons enfin retrouvé l’été 😁, mais aussi la civilisation moderne et plus de monde 😕 !

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Nous nous approchons de plus en plus de Santiago.
À mesure que nous progressons vers le nord les températures montent et les prix baissent 😎 !
En effet, nous avons parfois payé le litre de diesel environ 850 CLP (soit 1 €) sur la Carretera Austral, alors que nous l’avons vu à 617 CLP (soit 0,72 €) sur la route panaméricaine.
Cela se ressent également lorsque nous faisons nos courses 👍 .
Nous avons passé la région et le pays le plus cher de notre voyage 👍 ! C’est-à-dire la Patagonie chilienne et l’Uruguay. Dès que nous aurons quitté le Chili, notre budget quotidien devrait diminuer de façon conséquente.

Nous empruntons actuellement la fameuse route Panaméricaine qui est principalement une voie rapide, ou une autoroute, qui relie les Amériques du Nord et du Sud. Il manque seulement 87 km entre la Colombie et le Panama pour la terminer. Plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer cela : la première est qu’il faut traverser des parcs nationaux, il y a une forte opposition à cela, et à priori des difficultés techniques importantes. La deuxième explication est que les États-Unis ne souhaitent pas faciliter le passage de drogue de l’Amérique du Sud vers l’Amérique du Nord en ouvrant une voie terrestre.
Les limites nord et sud de la Panaméricaine varient selon les sources car elle englobe finalement un ensemble de routes secondaires, et toutes les sections extrêmes ne sont pas reconnues.
Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas vu une autoroute, depuis l’Uruguay il me semble. Cela doit reposer notre camping-car et ses suspensions !

Malgré que nous soyons sur une très grosse route nous avons tout de même trouvé de super spots !

Saltos de Laja
Pause déjeuner sur la route au bord de l’eau 👍
Il faut faire attention pendant la baignade car des camions ou des tracteurs traversent parfois la rivière 😲 !
Pause déjeuner d’un autre style !

Nous sommes actuellement à la réserve nationale Radal Siete Tazas. « Siete tazas » signifie « sept tasses » , pour les sept bassins de roche basaltique qui se remplissent successivement avant que l’eau ne jaillisse de la falaise en une cascade de 50 m.

Siete Tazas
Cinco Tazas

Juste avant, nous nous sommes rendus au parc national Conguillío. Nous sommes restés à l’entrée car le prix nous semblait un peu excessif. Nous avons tout de même pu admirer l’entrée d’un canyon et son rio, le sommet du volcan actif Llaima et les nombreuses roches volcaniques.

Un peu plus au sud, nous sommes restés plusieurs jours dans la zone de Villarrica pour randonner dans le parc national du même nom mais aussi pour aller à la plage 🎉🎉🎉 !!! Cela faisait maintenant quelques jours, voir semaines, que nous rêvions de soleil, de chaleur et de sable fin après les nombreux jours de pluie que nous avons subi en Patagonie chilienne ! Et ça y est, nous y sommes 🎊🎊🎊 ☀️ 😁 😎 .

Randonnée de 9 km dans le parc national
Volcan Villarrica
Photo du volcan prise par Thomas lors de notre bivouac dans le parc. Nous pouvions apercevoir la lumière émise par la lave 😲 !
Notre spot à Villarrica
Les premières plages tant attendues !

Nous avons également visité Valdivia, une ville que nous avons apprécié malgré qu’elle soit assez marquée par les manifestations. Les autres villes l’étaient également mais peut-être un peu moins que celle-ci.

Marché Fluvial de poissons, fruits et légumes, épices…
Les lions de mer se gavent des restes de poissons jetés dans le fleuve

Nous rencontrons de temps en temps des manifestations, lorsque nous sommes dans les villes uniquement.
Nous avons croisé deux barrages routiers lors desquels des piétons barrent le passage à l’aide de matériel et/ou de feux (un sur l’autoroute et un autre en ville) et plusieurs manifestations pacifiques.
Les commerces, le mobilier urbain et certaines administrations sont complètement détruits.
Nous nous sommes sentis en danger seulement une fois lorsque des manifestants sont entrés dans le centre commercial où nous nous trouvions. En effet, quelques jours auparavant la une des journaux était des incidents violents qui avaient éclaté entre des manifestants et des clients d’un centre commercial. De plus, nous nous sentions éventuellement pris au piège dans ce bâtiment. Nous nous sommes tout de suite dirigés vers une sortie et avons pu emprunter une issue de secours qu’un gardien avait ouverte. Finalement, la manifestation s’est très bien déroulée et il n’y a eu aucune altercation, ni dégât dans le centre commercial.

Exemple de commerce détruit lors des manifestations…

Peu avant, nous avons visité le parc national Vicente Pérez Rosales où se trouve le magnifique volcan Osorno (2652 m) que nous n’avons malheureusement pas vu car il est resté la tête dans les nuages tout le temps de notre visite. Heureusement, nous l’avions admiré d’un peu plus loin, depuis Puerto Varas, quelques jours auparavant. Nous n’avons tout de même pas regretté notre visite car le contraste entre la magnifique rivière couleur émeraude, le sol volcanique noir et les superbes fleurs printanières était sublime.

Et oui, nous sommes au printemps, presque en été, et pourtant, nous venons de faire notre petit sapin de Noël ! C’est un peu étrange pour nous mais cela ne semble pas perturber les filles !

À bientôt !

La Carretera Austral : le choc en y débarquant, et en la quittant !

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Après notre stop à Rio Tranquilo pour visiter le magnifique site de Mármol nous avons poursuivi notre route en direction du nord.
Il y a encore beaucoup de travaux sur la Carretera Austral afin de l’élargir et/ou de la revêtir. Nous sommes donc régulièrement arrêtés sur la route pour quelques minutes ou quelques heures (la plus longue fermeture rencontrée était de 4h, de 13h à 17h, tous les jours depuis déjà plus d’un an). Pas de déviation possible puisqu’il n’y a qu’une seule route, mais pas de soucis, Thomas en profite pour bricoler avec les filles et moi pour faire une sieste. Nous sommes même un peu pris de court quand la route réouvre plus tôt que prévu !

Après Marmól nous avons donc rejoint Coyhaique, la plus grande ville de la Carretera Austral.
Nous savions depuis quelques jours que nous devions changer une rotule de direction, nous en avons donc profité pour le faire. Nous avons également changé les suspensions arrières que nous avons découvertes H.S suite à une inspection car nous avions un bruit douteux. Nous avons ensuite fait le parallélisme un peu plus tard à Puerto Montt. Deuxième passage chez le garagiste donc, mais pas le dernier ! En raison du nombre de kilomètres que nous parcourons et de l’état des routes que nous empruntons, nous savions que nous aurions régulièrement des réparations et des entretiens à effectuer.

École chez le garagiste

La route nous a ensuite encore réservé de belles surprises :

Spot à El Baseo
El Baseo
Food bus
Avec nos potes Loriane et Thomas
Playa Santa Barbara
Les filles mangent le poisson que Thomas a pêché 👍
Hornopirén
Hornopirén
Hornopirén
Il y avait un carnaval dans la ville, les enfants ont offert des cadeaux aux filles ☺️
Spot à Lenca
Lenca
Lenca
Nous y avons vu des phoques et des dauphins
Lenca

Et de moins bonnes !

Nous avons beaucoup de pluie depuis que nous sommes en Patagonie chilienne

Jusqu’à atteindre le magnifique parc Pumalín et ses thermes.

Il y avait deux piscines, la plus froide à 39 °C pour une température extérieure d’environ 13 °C
Sentier du Volcan Chaiten : 5 km, 600 m de dénivelé. Les filles ont fait l’aller et retour seules sauf pour les passages dangereux 💪
Volcan Chaiten

Puis, sur la fin de la route nous avons retrouvé le côté sauvage de la Carretera Austral que nous avions un peu perdu sur la partie centrale plus fréquentée de la route.

Nous venons d’atteindre le kilomètre zéro de la route qui se termine à Puerto Montt.
Après plus de 1100 km parcourus sur la Carretera Austral l’arrivée dans cette ville qui nous semble immense, agitée, peut-être même un peu dangereuse, est un peu désagréable et violente.
Nous les Parisiens, deviendrions-nous phobiques de la ville après un peu moins de deux mois dans l’isolement de la Patagonie ?!
Nous nous sommes empressés de faire ce que nous avions à y faire (linge, courses, recharge de gaz, papeterie pour des achats de fournitures scolaires et parallélisme pour le camping-car) et nous avons rapidement quitté la ville pour dormir un peu plus au nord dans la petite ville de Puerto Varas où nous avons profité d’animations, de la très belle vue sur le lac et les volcans et où nous avons fait une très belle rencontre.
En effet, nous avons discuté sur la plage avec une famille qui nous a invité à dîner. Ils nous ont accueilli comme des rois et les filles ont pu jouer avec les deux garçons de la famille. Un super moment.

Puerto Varas

En quittant la Carretera Austral nous avons aussi redécouvert d’opulents rayons de fruits et légumes que nous n’avions pas vu depuis l’Argentine. En effet, en Patagonie chilienne, les étals de fruits et légumes sont en général aux deux tiers vides et le peu de fruits et légumes présents sont en mauvais état ou mauvais tout court. Nous avons entendu dire que les invendus de fruits et légumes « descendent » du nord vers le sud du Chili. C’est-à-dire que les invendus de Santiago descendent à Puerto Montt, et que les invendus de Puerto Montt descendent ensuite sur la Carretera Austral et ainsi de suite…

Énième traversée en bateau, obligatoire par endroit pour remonter la Carretera Austral

Ensuite, nous avons mis le cap sur l’île de Chiloé où nous avons pu enfin manger des fruits de mer et du poisson (assez rares depuis le début de notre voyage), admirer les maisons sur pilotis (palafitos) et 8 des 16 églises en bois classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Musée avec, entre autres, les maquettes des 16 églises classées afin de découvrir leurs constructions complexes
Les emboîtements des poutres utilisés pour construire les églises
Celle de Castro, la capitale de l’île
Une grande partie de l’activité de l’île est tournée vers la pêche
Palafitos

Nous poursuivons notre chemin vers le nord, en espérant que le temps s’améliore !

À bientôt.

Nous débutons la fameuse Carretera Austral

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Après avoir exploré Ushuaia, nous commençons notre remontée du Chili où les manifestations se poursuivent mais semblent s’amoindrir, en tous cas dans le Sud de la Patagonie où nous nous trouvons. Nous avons croisé trois défilés en une quinzaine de jours mais tous très pacifiques et de faible ampleur. Certains établissements restent tout de même barricadés, graffés et/ou endommagés…

Punta Arenas

Notre premier grand site au Chili fut le parc national Torres del Paine. Ce célèbre parc abrite un spectaculaire massif de pics granitiques, des lacs, des forêts, des rivières, un glacier et de nombreuses espèces animales.
Nous avons fait deux petites randonnées. Lors de la deuxième, nous avons dû lutter contre un vent d’une puissance jamais rencontrée ! Ce dernier est très fréquent. Des alertes apparaissent à certains endroits sur le plan du parc à ce sujet. Il est également conseillé de bien tenir les personnes âgées et les enfants. Lorsque nous avons lu cette phrase nous avons un peu rigolé, mais par la suite, nous avons compris l’utilité de cette mention ! Par moment, lorsque les bourrasques étaient trop fortes, tout le monde s’allongeait au sol ! Mes clips solaires aimantés se sont arrachés de mes lunettes, le bonnet de Noémie s’est envolé et le monsieur qui a voulu le rattraper est tombé et s’est mis à rouler, emporté par une bourrasque ! La folie ! Les filles voulaient « rentrer au camping-car » ! La randonnée en valait la peine car le paysage était magnifique, mais se fut sportif.

Iceberg en vue !
Un important incendie, dû à un feu allumé par un randonneur dans une zone non autorisée, a ravagé une partie du parc en 2011.
« Brume » de la cascade dans le fond
Nous avons essayé de faire bonne figure pour la photo, mais en réalité…
Papa protège les filles du vent !
Guanacos (de la famille des lamas), nous en rencontrons en permanence en Patagonie
Une partie de la route qui mène au parc. Notez que les trous ne sont que de notre côté 🤔 !

À la suite de ce parc, nous nous sommes offert une « croisière » pour continuer notre traversée du Chili.
En effet, il n’est pas possible de se rendre du sud au nord de la Patagonie chilienne uniquement par la route car il n’y en a pas à de nombreux endroits (une partie du territoire étant constitué de fjords).
Nous avons donc pris un ferry de Puerto Natales (après trois jours de pluie ; temps habituel pour la région mais pas pour nous puisque les jours de pluie depuis le début de notre voyage se comptaient sur les doigts d’une main) à Puerto Yunguay.
Nous avons hésité car cela nous a coûté cher (et que nous avons payé bien plus cher que les Chiliens, car en Argentine et au Chili il y a un tarif « étranger » pour la plupart des attractions touristiques. Je reviendrai plus tard sur ce sujet…), mais l’autre option était de retraverser la partie la plus désertique de l’ouest de la Patagonie argentine, et nous n’avions franchement pas envie.
Nous n’avons pas regretté notre choix !
Le bateau est relativement petit et il y a un joyeux mélange de locaux, de voyageurs et de travailleurs dans une ambiance un peu « colonie de vacances » . Sur le pont il y a des marchandises (notamment pour approvisionner le village de Puerto Eden accessible seulement par bateau, mais aussi pour faire le transit du sud vers le nord), des engins de travaux, des voitures particulières, des motos, des vélos, et notre camping-car.
La traversée dure un peu moins de 48h durant lesquelles il n’y a pas grand chose à faire et cela fait du bien ! Il n’y a pas de réseau téléphonique, ni de wifi. Nous avons donc été « contraints » 🤣 de discuter avec les autres passagers et l’équipage, d’admirer les montagnes qui nous entouraient à 360 °, les phares et les cascades vertigineuses se jetant directement dans le canal (le deuxième jour seulement car il a plu quasiment toute la première journée). Nous pouvions également regarder la trilogie de « Retour vers le futur » diffusée sur les écrans, nous avons fait des activités et sommes allés à la salle de jeux avec les filles ; et enfin, nous avons « profité » des plateaux repas (sommaires) servis au réfectoire ! Les vacances quoi ! Nous avons également pu visiter la petite ville de Puerto Eden, lors d’une escale, où il n’y a pas de rue, seulement des passerelles piétonnes.

Puerto Eden
Puerto Eden
Puerto Eden
Puerto Eden
Puerto Eden
Puerto Eden

Nous étions heureux de changer de la « routine » , à tel point que lorsque nous avons appris que nous pourrions dormir dans le camping-car au lieu de la cabine avec les sièges inclinables, les autres passagers, et le bruit, nous avons été déçus ! Mais nous avons tout de même opté pour les nuits dans un bon lit dans notre véhicule ! Nous avons vraiment beaucoup apprécié cette parenthèse.

L’arrivée s’est faite à 4h du matin à Puerto Yunguay. Cela a été pour le moins étrange de se réveiller en pleine nuit, de descendre de la capucine pour sortir le camping-car du bateau et de se retrouver dans une sorte de micro village fantôme pour finir la nuit ! Nous nous attendions à une ville et à un port assez important, et au lieu de cela nous avons l’impression d’avoir été débarqués au milieu de nulle part sur un chemin de terre près d’une église et d’une maison abandonnée ! Bienvenue sur la Carretera Austral !

Après une courte fin de nuit nous nous sommes donc mis en chemin. Un paysage grandiose et luxuriant nous attendait dès le premier virage.
La Carretera Austral est une route récente dont la première partie a été inaugurée en 1986 et la dernière en 2000. Avant, la Patagonie chilienne était très difficile d’accès et le sud du pays n’était accessible par voie terrestre que via l’Argentine. Aujourd’hui encore il faut avoir le temps pour la parcourir car jusqu’à maintenant nous roulons aux alentours de 30 km/h sur la piste à cause des pierres, des trous ou de la « tôle ondulée » (nous avons d’ailleurs atteint le summum, enfin j’espère, de la poussière dans le camping-car), mais aussi parce que nous nous arrêtons pour admirer le paysage ou pour que je puisse prendre une photo très fréquemment ! La vitesse moyenne devrait s’améliorer car la moitié des 1240 km de la route est, paraît-il, revêtue.

Nous croisons tellement peu de véhicules et nous roulons tellement lentement que Léa peut conduire (merci à Fred qui a donné l’idée à Léa dans son blog ! ) !
Une voiture est passée il y a 30 secondes, on respire de la poussière !
Pause repas dans un décor presque banal pour la Carretera Austral !

Notre premier stop a été le village de Caleta Tortel, tout comme Puerto Eden, les rues sont remplacées par des passerelles piétonnes dont une partie se situe au-dessus des eaux d’un détroit alimenté par la fonte d’un glacier.

Bateau pompier

Nous avons ensuite atteint l’agréable ville de Cochrane attendue pour se ravitailler en nourriture, eau et essence.

Puis nous avons visité une partie du magnifique parc national Patagonia.

Enfin, nous avons rejoint Rio Tranquilo, lors d’une magnifique journée exceptionnellement sans vent, où nous avons pu profiter de la plage et de la superbe visite en bateau des grottes, de la chapelle et de la cathédrale de marbre de Mármol.

Arrivée sur Rio Tranquilo
Les pompiers nettoient leur véhicule avec l’eau du lac
Grottes de Marbre
La « chapelle » de marbre

Nous reprenons maintenant la route tout en sachant que ce magnifique temps que nous avons depuis cinq jours est exceptionnel pour la région et qu’une semaine de pluie nous attend dans quelques jours 😅 .

À bientôt !

Ushuaia, c’est déjà fini !

https://www.polarsteps.com/ThomasGrolade/1663144-le-voyage-de-notre-vie/20640464-puerto-natales

Nous venons de quitter Ushuaia avec un petit pincement au coeur car nous avons beaucoup aimé cette ville.
Nous avons pourtant failli ne pas y venir car les avis des voyageurs sur cette destination sont très mitigés.
En effet, nous avions lu, et entendu dire, que se rendre à Ushuaia était long et fastidieux, que la ville n’était pas très belle et qu’il n’y avait pas grand chose à y faire.
Alors certes, il y a 1400 kilomètres à parcourir depuis le dernier site touristique, trois passages de frontières et un bac à prendre pour y parvenir. Cela nous a pris 15h30 en tout, mais nous avons déjà eu ce genre de distance à plusieurs reprises entre deux sites d’intérêt car l’Amérique du Sud est un territoire très vaste. De plus, nous passons toujours de bons moments en chemin, aucun trajet n’est « perdu » , à chaque fois nous vivons quelque chose. Nous nous faisons des « fêtes » tous les quatre au milieu de nulle part, nous stationnons le soir dans un micro village où tout le monde est très accueillant, nous rencontrons d’autres voyageurs… Il y a souvent de beaux moments de vie et pas besoin de site touristique pour cela.
Parfois je me demande comment retourner à une vie normale après autant de liberté, autant de paysages sauvages et grandioses, autant de magnifiques moments imprévus que l’on peut prendre le temps de vivre…

En ce qui concerne la beauté de la ville d’Ushuaia nous avons été agréablement surpris. Effectivement, ce n’est peut-être pas la plus belle ville du monde, mais elle a tout de même de sérieux atouts et beaucoup de charme.
Tout d’abord elle est située « entre mer et montagne » : d’un côté le Canal de Beagle, de l’autre la cordillère des Andes. Il y a un petit port militaire, un port commercial avec beaucoup de conteneurs, et aussi des petits bateaux de plaisance vers le centre-ville. Près de ces derniers se trouve un marché des artisans et il y a également une longue et agréable artère commerçante. La ville est très pentue de la montagne au nord, jusqu’au canal. Toutes les rues perpendiculaires à ce dernier sont très inclinées, mieux vaut avoir de bons freins !

En haut de la ville, il y a le secteur « montagne » avec des pistes et une école de ski, le départ de la randonnée pour le glacier Martial et un célèbre salon de thé ressemblant à une maison de poupée.
Nous avons fait une très belle petite marche dans la neige le long d’une rivière et un bonhomme de neige dans ce secteur ! Nous avons pu profiter un peu des joies de la neige bien que nous soyons malheureusement arrivés quelques jours après l’arrêt des activités hivernales ☹️ .

Casa de Té

Du côté est de la ville il y a de grandes falaises et des plages de cailloux bordées d’étendues abruptes, verdoyantes et ondulées. C’est là que nous avons trouvé notre plus beau spot depuis le début de notre voyage avec une vue époustouflante sur Ushuaia, le Canal de Beagle et la cordillère des Andes enneigée.

À l’ouest de la ville il y a le Parque Nacional Tierra del Fuego où l’on peut faire de belles balades ou des randonnées pour admirer le paysage mais aussi voir et comprendre les dégâts causés par les castors qui envahissent la Terre de Feu aujourd’hui après une introduction par l’homme en 1946. Toutes les zones boisées dotées d’un cours d’eau sont en partie dévastées par ce fléau, c’est impressionnant.

Dégâts causés par les castors
Parque Nacional
Parque Nacional

Enfin, la région au nord et à l’est, jusqu’à 1h30 de la ville, offre de magnifiques paysages de lagunes et de montagnes, des stations de ski, un élevage de chiens de traineaux, et des chemins de randonnées.

Ushuaia nous a aussi offert de voir un manchot royal couvant son oeuf, un soir sur la plage 🤗 ! Nous en avons également vu dans une réserve naturelle sur l’île. Cette espèce n’est présente que sur quelques îles sub-antarctiques.

Nous avons également testé le parc d’attraction certainement le plus original, dangereux et mal entretenu d’Amérique du Sud !

« fait maison »

Et aussi et surtout, nous avons fêté les 5 ans de Léa à Ushuaia !

Avant d’y arriver, nous avons fait une escale technique forcée de deux jours à Rio Gallegos (dernière grande ville, un peu austère, du Sud argentin).
En effet, nous avons rencontré nos premiers problèmes mécaniques.
Nous devions faire la vidange (car nous venions d’atteindre les 10000 km de route), nous en avons donc profité pour demander un contrôle, notamment du circuit de refroidissement moteur, car ce dernier chauffait de façon anormale par moment. Et il s’est avéré que le pas de vis de l’arbre de notre ventilateur moteur était complètement détruit et donc celui-ci ne tournait plus. Il nous a fallu presque une journée entière et sept magasins de pièces détachées automobiles (visiblement ici c’est au client d’aller chercher ses pièces…) pour enfin, au bord de l’abandon, trouver LA pièce compatible avec notre véhicule français ! Malheureusement, en démontant la partie abîmée de notre ventilateur, le mécanicien a percé notre radiateur 😳 ! Il a donc dû être démonté et transporté dans un autre atelier pour une soudure…
Après tout cela, plus un passage chez le vétérinaire et le service national de la sécurité sanitaire et de la qualité des aliments ( « SENASA » ) pour établir et faire tamponner un certificat de bonne santé pour Eko pour passer la frontière (car même si Ushuaia est en Argentine, l’île de la Terre de Feu est à moitié chilienne, il faut traverser environ 230 km de territoire chilien pour s’y rendre et donc passer des frontières) nous avons pu continuer notre route pour Ushuaia.

Juste avant cela, nous avions visité un des sites les plus impressionnants de notre voyage avec les chutes d’Iguazú : le glacier Perito Moreno. Il mesure près de 70 m de haut, 5 km de large et 35 km de long ! Il est d’un bleu très surprenant et on peut entendre la glace craquer ! Régulièrement des morceaux se détachent et tombent dans l’eau avec fracas ! Le spectacle est captivant ! Le glacier Perito Moreno est l’un des rares glaciers à ne pas être en régression.

Nous avons également admiré un autre glacier, peu avant, au pied du célèbre mont Fitz Roy. La glace y est présente en quantité bien moindre et est bien moins accessible que celle du glacier Perito Moreno. L’intérêt réside surtout dans le mont qui culmine à 3441 m. Nous avons fait une randonnée de 9,5 km et 400 m de dénivelé pour le voir de plus près ! Léa a marché tout le long et Noémie a parcouru seule plus de la moitié du chemin !

El Chaltén, le village qui sert de camp de base à la visite de ce massif est top. Tout s’y fait à pied car il est très petit, il y a des dizaines de randonnées à y faire, et il y a tout ce qu’il faut pour le loisir des randonneurs (bars/terrasses, restaurants, spa, massages…). L’ambiance y est très agréable surtout après trois jours de route quasi désertique pour y parvenir !!! C’est un peu une oasis au milieu du désert !

Petit massage/spa après l’effort 😁

C’est après avoir vu toutes ces merveilles que nous clôturons notre séjour argentin. Après 49 jours passés dans ce magnifique pays (et nous n’en n’avons vu qu’une partie) nous entrons maintenant au Chili que nous allons remonter du sud au nord.

À bientôt !

Trois jours de route presque sans trace humaine à l’horizon (hormis la RN40) !

https://www.polarsteps.com/ThomasGrolade/1663144-le-voyage-de-notre-vie/20123289-lago-argentino

Cela fait trois jours que nous roulons au coeur de la Patagonie, l’une des régions les moins peuplées au monde, et effectivement, nous nous sommes sentis seuls !!!!
Les mêmes paysages de steppe avec des montagnes en toile de fond à perte de vue, sur des centaines de kilomètres. Quelques animaux, la nature et c’est tout ! C’est une expérience étrange…

Il y a bien un petit village tous les 200 km environ, mais pas toujours de station service ! Ce qui nous a valu d’utiliser notre jerrican d’essence de secours pour la première fois 😅 .

Nous dormons au milieu de nulle part, sans aucun bruit, et sans protection contre le vent qui souffle souvent et parfois violemment en Patagonie.

Nous avons d’ailleurs passé une nuit assez difficile durant laquelle le camping-car bougeait dans tous les sens, où le bruit était impressionnant et inquiétant ! Rien ne s’est arraché et nous n’avons reçu aucun objet (l’avantage de ne rien avoir autour de soi, rien ne peut s’envoler en cas de tempête ! ).
J’ai hâte que nous rejoignons la région des glaciers et surtout un peu de civilisation !

Nous avons tout de même eu la chance que cette interminable route soit relativement en bon état ! En effet nous n’avons eu qu’une petite partie parsemée de nids de poule et seulement 70 km d’une piste praticable entre 15 et parfois 60 km/h. Sur 1200 km c’est très correct.
En effet, certaines routes en Amérique du Sud sont en mauvais état, et d’autres sont non revêtues ! Parfois se sont de belles pistes où nous pouvons rouler à 60 km/h voir plus, et parfois le véhicule tremble de partout à 15 km/h soit à cause de cailloux, soit à cause de la forme de « tôle ondulée » de la route (si vous voyez une plaque de tôle ondulée, vous voyez à quoi ressemble la route ! Mais je vous mets une photo quand même ! ).

Ce qui est commun à toutes ces routes non revêtues c’est la poussière qu’il y a dans le camping-car après les avoir emprunté ! Une fine couche de terre recouvre tout du sol au plafond ainsi que dans les placards ! Et malheureusement, c’est assez régulier !
Pour garder le camping-car propre il faudrait faire le ménage complet tous les jours, voir plusieurs fois par jour !

Un exemple de poussière que nous pouvons avoir au sol !
Ou sur les objets…

Seulement il n’y a pas que cela comme intendance durant le voyage.
Nous passons parfois une journée entière à gérer tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne.
Il y a tout d’abord les approvisionnements en eau et en essence qui reviennent le plus souvent : tous les 2/3 jours en moyenne. Nous avons une autonomie d’environ 450 km avec le plein d’essence et de deux jours et demi avec le plein d’eau (vaisselle, chasse-d’eau, lavage des dents et des mains, douches, cuisine et eau que nous buvons compris). L’eau de la cuve est rendue potable par un filtre très performant que Thomas à installé avec un robinet dédié. Cela nous évite de devoir faire des réserves en bouteilles ou bidons d’eau. La plupart du temps, nous faisons le plein d’eau gratuitement dans les stations-service.
Il y a également les vidanges à effectuer tous les 2/3 jours ( « eaux grises » pour le lavabo, l’évier et la douche, et « eaux noires » pour les toilettes). Nous essayons de les effectuer dans les bouches ou grilles d’égouts ou dans des stations d’épuration. Malheureusement l’Amérique du Sud n’est pas équipée de station de vidange comme la France.
Il y a également des petites réparations ou entretiens à effectuer sur le camping-car assez régulièrement (retendre un ressort d’occultant ( = volet), réparer un accroc dans le revêtement des parois de la douche, resserrer le câble du frein à main, nettoyer les moustiquaires des lanterneaux ( = fenêtres de toit) dans lesquelles des résidus d’arbres s’accumulent, changer un robinet H.S, nettoyer les panneaux solaires, faire les niveaux…).
Il faut également s’approvisionner en gaz. Toutes les deux semaines environ nous échangeons une de nos deux bouteilles de gaz vide contre une pleine (nous nous sommes équipés en bouteilles de gaz argentines afin que cela soit plus pratique. Les échanges se font dans des magasins spécialisés et non dans des stations-service comme en France).
Et puis il y a le linge ! Nous le faisons laver dans des « lavaderos » qui offrent un service à mi-chemin entre la laverie et le pressing. C’est-à-dire que nous leur apportons notre linge (détachés et couleurs triées car ils ne le font pas) et ils font comme à la maison, ils le mettent directement à la machine (lavante et séchante) et ils nous le rendent (plus ou moins) pliés dans un sac plastique. Cela coûte aux alentours de 5 € la machine et il faut compter la journée.
Nous sommes aidés pour trouver tous les commerces et les endroits pour dormir par une application de partage d’informations entre voyageurs en véhicules aménagés : « Ioverlander » . En France il y a le même type d’application : « Park4Night » .

Malgré toute cette intendance le camping-car offre un grand confort lors d’un voyage, surtout au long cours.
Avant ce projet je n’avais jamais envisagé de passer ne serait-ce qu’un week-end en camping-car, alors que cela a beaucoup d’avantages.
Nous ne nous soucions jamais de devoir chercher un hôtel ou un restaurant parce qu’il est l’heure de manger ou qu’il va bientôt faire nuit. Nous avons toujours notre lit, notre salle de bain, nos toilettes et notre cuisine avec nous. Dès que nous le décidons, nous pouvons nous arrêter n’importe où car nous sommes complètement autonomes (pour peu que nous ayons fait le plein d’eau. En ce qui concerne l’électricité nous avons deux panneaux solaires sur le toit qui rechargent deux batteries).
L’autre avantage est que nos affaires ne bougent pas des placards, nous n’avons pas de valise à défaire ou à refaire, et aussi, nous ne sommes pas tributaires des transports, nous n’avons pas à attendre dans une gare, un aéroport ou à un arrêt de bus. Nous changeons d’endroit dès que nous le souhaitons.
Le véhicule nous permet également d’avoir plus d’affaires et de ne pas avoir à porter de lourds bagages.
Mais surtout, nous pouvons profiter de superbes lieux seuls, lorsque tous les visiteurs sont rentrés dans leur maison ou dans leur hôtel. Enfin, nous ne savons jamais quelle vue nous aurons pour le déjeuner ou dans quel paysage nous allons passer la nuit ! C’est toujours une surprise ! Très souvent bonne, mais parfois moins bonne…

Heureusement, pour l’instant, nous avons souvent de magnifiques paysages devant nous comme lorsque nous avons visité le splendide et paisible Parque Nacional Lanìn (du nom du volcan culminant à 3776 m, recouvert de neiges éternelles, qui s’y trouve).

Le Volcan Lanìn coiffé de son chapeau qui ne l’a pas quitté de la journée !
Parque Lanìn
Parque Lanìn

Nous avons ensuite emprunté la fameuse route des « sept lacs » depuis San Martín de los Andes.

Nous y avons profité d’un super spot pour dormir à Lago Mascardi.

Après la traversée d’un autre parc national ( « Los Alerces » , du nom des cyprès de Patagonie qui s’y trouvent dont certains ont plus de 4000 ans ! ) nous avons fait escale à Esquel au bord d’un superbe lac.

C’était notre dernière étape avant d’attaquer la route quasi désertique qui nous mène au parc national des glaciers !

À bientôt !

« Pour se mettre en marche, il suffit d’avoir 5 % des réponses à ses questions. Les 95 % restantes viennent le long du chemin. »

https://www.polarsteps.com/ThomasGrolade/1663144-le-voyage-de-notre-vie/19689924-huiliches

« Ceux qui veulent 100 % des réponses avant de partir restent sur place » , Mike Horn.

Nous avons inévitablement beaucoup pensé au retour durant les préparatifs de notre voyage, sans pour autant pouvoir tout assurer, mais nous nous sommes jetés à l’eau tout de même.
Nous avons rendu notre appartement en location, vendu une partie de nos affaires et nos voitures… car l’envie était plus forte que l’inquiétude.
Et même si nous souhaitions tout prévoir pour notre retour, ce n’était pas possible car nous ne savons pas ce qu’il va se passer durant cette année ni comment nous allons évoluer.

Et déjà, le premier événement imprévu est arrivé…
Mon entreprise a été liquidée et je vais bientôt être licenciée économique…
Cela pèse sur notre voyage car j’y pense très souvent. Mon métier et mon emploi dans ma compagnie me tenaient à cœur. Quatorze années de ma vie… Une carrière construite petit à petit qui s’arrête brutalement et involontairement…
J’ai appris mon embauche en CDI à Luxor à bord d’une felouque sur le Nil, ma titularisation chef de cabine en Lituanie à Vilnius, et j’apprends mon licenciement en Argentine à Cordoba. La boucle est bouclée…
Quoiqu’il arrive il faut se lancer lorsque l’on a un projet qui nous tient vraiment à cœur car nous ne savons pas de quoi demain sera fait et les solutions aux problèmes qui se présenteront viendront inévitablement.

La veille d’apprendre cette bouleversante nouvelle, nous avons passé notre pire nuit depuis le début du voyage.
Nous avions choisi le quartier universitaire de Cordoba pour dormir car il est constitué d’immenses étendues de pelouse (où les étudiants font leur sport), de plus il est très difficile de se stationner dans le centre-ville. Nous avons passé la soirée non loin de notre camping-car dans un bar en extérieur posé sur l’herbe ; très agréable moment !

Seulement, le moment venu de nous coucher, la soirée a changé d’ambiance ! La rue que nous avions choisi est devenue le lieu de défilé de jeunes exhibant leurs voitures tunées, le coffre ouvert, pour mieux faire entendre le son de la méga sono installée dans le coffre ! Plus un concert en live dans le bar où nous étions allés… L’enfer !
Nous (parents) n’avons pas dormi avant 3/4h du matin ; heureusement que nous n’étions que jeudi soir (un vendredi ou samedi soir nous n’aurions peut-être pas dormi du tout) !

Changement d’ambiance ensuite pour notre seconde nuit à Cordoba, cette fois-ci très calme car nous avions choisi un quartier résidentiel assez chic. Seulement, nous avons également eu de la visite, à deux reprises, mais pas du même type ! Des agents de sécurité qui venaient voir et contrôler les « intrus » stationnés dans le quartier. Ils ont été très agréables, voir même gênés de nous déranger, mais ils devaient s’informer et répondre aux inquiétudes de certains habitants. C’est l’unique fois où nous avons senti que nous n’étions pas vraiment les bienvenus.

Hormis ces petits soucis, il y a beaucoup d’endroits très agréables, atypiques, et innovants pour manger, boire un verre, ou flâner à Cordoba. Il y a par exemple des petites ruelles accueillant des terrasses style guinguette d’un côté, et de l’autre des micros boutiques. Ou encore des anciennes habitations ouvertes où chaque pièce a été transformée en petit atelier/boutique. Ou bien, comme cela existe en France, des lieux où se réunissent plusieurs foodtrucks (ou drinkcars ! ) tout autour de tables. Cette ville est vraiment très sympa pour sortir, certainement du fait de son statut de ville universitaire et de deuxième ville du pays.

Nous avons ensuite repris la route pour Mendoza, en chemin nous avons pu nous rafraîchir dans une rivière et dormir tout près d’un barrage (fréquent dans l’Ouest argentin).

Mina Clavero
Villa la Viña

Mendoza possède un extraordinaire parc (le Parque San Martin).

Thomas et les filles ont beaucoup apprécié de monter à bord de leur premier pick-up en rentrant du parc en Uber car c’est un véhicule que nous voyons en permanence sur les routes.

Une autre première : nous avons dormi dans un parking (à ciel ouvert où les voitures sont garées les unes derrières les autres et un employé les déplace quand le propriétaire de la voiture tout au fond veut récupérer son véhicule), le stationnement étant quasi impossible pour notre camping-car dans le centre-ville et nous avions lu un témoignage de vitre cassée sur notre application de partage de lieux entre voyageurs. Le plus, c’est que nous avions enfin du wifi, et du bon !

Nous avons ensuite fait une escapade vers l’ouest (via une route de montagne, encore une fois magnifique, sublimée par un lac bleu azur) pour aller en altitude (malheureusement les stations de ski sont déjà fermées) et admirer le deuxième sommet le plus haut du monde et le plus haut d’Amérique du Sud avec ses 6962 m : l’Aconcagua.

L’Aconcagua (au centre de l’image)

Nous avons profité d’une magnifique balade dans les montagnes et passé une nuit pour le moins originale dans une station déserte par -10 °C.

Los Penitentes

Ensuite nous nous sommes dirigés vers l’extraordinaire Canón del Atuel et la Valle Grande. En route nous avons dormi au sommet d’une petite montagne au pied d’une statue géante du Christ (les joies et les surprises de la vie en camping-car ! ).

Cristo del Rey (San José)
Valle Grande

Dans la vallée nous avons trouvé un magnifique spot entre rivière, canyon et bois, avant d’attaquer une route interminable (mais aux paysages époustouflants) de tôle ondulée comme on dit ici.
Nous y avons rencontré un couple  d’Argentins qui a construit lui-même son camping-car entièrement (car ce type de véhicule est très cher ici pour la plupart des gens. À priori, environ le double du prix en France).

Nous allons bientôt entrer en Patagonie et nous nous dirigeons vers San Martín de los Andes.

À bientôt.

Nous avons atteint la cordillère des Andes !

https://www.polarsteps.com/ThomasGrolade/1663144-le-voyage-de-notre-vie/19196899-capital-cordoba

Après trois jours de route (sans grand intérêt et parfois en très mauvais état…), du nord-est de l’Argentine vers le nord-ouest, nous avons enfin atteint la cordillère des Andes (au niveau de Salta) et ses paysages magnifiques !

En chemin nous avons tout de même eu quelques belles surprises comme un concours de gauchos et une invitation à assister au cours de malambo des enfants d’un village 👍 .

Nous sommes restés plusieurs jours dans la région de Salta qui est magnifique. La ville en elle-même possède quatre très belles églises mais ce que je retiens surtout c’est que Salta est la première ville depuis le début de notre voyage où nous avons ressenti du harcèlement et de la tentative d’abus envers les touristes…

Salta

Nous avons enfin trouvé des spots agréables où nous poser !
Tout d’abord près d’une rivière.

Puis, un peu par hasard, dans le décor à couper le souffle d’un canyon rouge (cela a coûté à Thomas un garde-boue à refixer car l’accès était plutôt réservé aux 4×4, mais cela valait le coup).

Ou encore en pleine route de montagne près d’un observatoire astronomique.

Tafi del Valle

Et enfin, dans un style différent, un camping dans une ville thermale avec neuf piscines d’eau chaude.

Termas de Rio Hondo

Nous passons régulièrement des tenues d’été aux tenues d’hiver, parfois à quelques dizaines de kilomètres d’écart.

Nous parcourons des routes magnifiques dans la cordillère.

Quebrada de Humahuaca
Quebrada de Humahuaca
Pucará de Tilcara (fort précolombien)
Pause pique-nique
On trouve un peu partout des aires équipées de tables et de barbecues, utilisées beaucoup par les locaux pour les réunions de famille ou simplement pour passer la journée dehors tout en faisant un bon repas.
Quebrada de Cafayate
Quebrada de Cafayate
Quebrada de Cafayate

Nous rencontrons très souvent des animaux le long de la route (chevaux, vaches, moutons, poules, chèvres, chiens, lamas…) pour le plus grand bonheur des filles.
Elles ont d’ailleurs eu l’occasion de profiter d’une balade à cheval.

Mais tout n’est pas rose, nous avons régulièrement de la maintenance à faire sur le véhicule et notre frigo fonctionne mal.
Du coup nous nous adaptons en évitant les aliments sensibles (nous sommes passés au lait en poudre par exemple et nous n’achetons que très peu de viande rouge et préférons les oeufs ou le poisson en conserve) et nous nous approvisionnons régulièrement en sachets de glaçons, heureusement en vente partout ici, que nous positionnons dans le frigo.

La nourriture sud-américaine est proche de notre nourriture française.
Nous trouvons quasiment les mêmes fruits et légumes (les courges et le manioc étant tout de même plus présents ici que en France) ; beaucoup de très bonnes viandes (poulet, boeuf, lama grillé milanaise ou en saucisse), des plats mijotés à base de haricots ou de lentilles et de viande, des soupes, plusieurs recettes à base de maïs, les fameux « empanadas » évidemment, des tartes, des pâtes, du riz, des pizzas, des yaourts et de bons desserts (souvent très sucrés), beaucoup à base de dulce de leche (confiture de lait ressemblant vaguement à du caramel à tartiner) présent partout, mais aussi des sortes de crêpes, des sablés fourrés…
Le seul hic, c’est le fromage ! Il y en a, mais les bons sont très rares !
N’oublions pas le vin qui ne démérite pas.
Bref, en tant que Français nous ne sommes pas malheureux du côté de la nourriture, les Sud-Américains cuisinent très bien !

Le chien du restaurant ( « chien nu du Pérou » ) 😳

Nous nous dirigeons maintenant en direction du sud et ce jusqu’à atteindre la ville la plus australe du monde dans environ 4000 km 😅 .
Heureusement plusieurs belles étapes et rencontres nous attendent certainement en chemin comme la rencontre avec ce cycliste argentin parcourant une partie de la cordillère des Andes, ou d’une famille française effectuant un tour du monde en passant par Tahiti, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Asie, ou encore ce propriétaire de magasin de bricolage qui a passé du temps à nous réparer et nous modifier notre tuyau d’évacuation d’eaux grises gratuitement car lui-même a effectué deux grands voyages ! Nous nous abordons quasi systématiquement entres voyageurs au long cours d’autant que nous sommes facilement reconnaissables grâce à nos véhicules !

À bientôt !